NOMAD : Genèse et Origines

L’année 2012 marque un tournant décisif de l’association. Une nouvelle équipe arrive et décide avec les anciens de renommer l’association, plus personne ne se reconnait dans club nomades.

Un travail d’équipe et c’est à l’unanimité que le nom émerge NOMAD est avant tout une aventure Humaine & Solidaire !

Pour notre plus grand plaisir, le nouveau logo sera réalisé par l’Artiste Jean THIRY. Les nouveaux statuts sont déposés & enregistrés par la sous préfecture le 26 juin 2012.

Et l’Aventure continue…

Le Club Nomades s’est créé en 1986, à la suite du séjour en Inde de son Président fondateur, Daniel FILLOD, (artiste peintre de Carros http://peintresurpierres.eu) dans une communauté indienne souffrant de la lèpre.

Ce fut là le point de départ d’une profonde amitié et d’une étroite collaboration entre nos deux associations qui n’ont eu de cesse depuis 30 ans de travailler à l’amélioration des conditions de vie, la réhabilitation et l’intégration de ces populations affectées par l’isolement et souvent par la misère.

Après avoir contribué durant plusieurs années à la réhabilitation de l’Ashram de Galta à Jaipur, SMK et Club Nomades ont entrepris dès 1993 la création d’un centre de formation à Ramgarh.

Nous avons souhaité rendre hommage à un homme qui dans une totale discrétion a œuvré durant des années pour l’association NOMAD. Ancien ingénieur d’IBM, Maurice FABRE  a su impulser de belles collaborations et réalisations.

07  Mars 2017

Sans bruit, sur la pointe des pieds, il s’en est allé …

Le Cœur léger, le regard pétillant, la sagesse émane de lui.

Un conteur de sa vie, un regard lucide, une ouverture, une spiritualité quotidienne. La méditation le guide dès 5 heure du matin et lui annonce une belle journée, à l’écoute de son corps, des astres, des planètes, de l’univers wawawa1 Maurice ! Quelle beauté de t’écouter, te regarder, quelle chance de partager tous ces moments.

Nos rituels à la Régence et le plaisir de partager Ensemble une bonne table…. On dirait deux gosses, c’est nous ! Parfois bavard, comme tu aimais te décrire, la parole toujours juste et pleine d’amour.

Le Partage, tu connais le Sens profond de ces lettres assemblées : tu l’as vécu et tu as donné, sans compter, avec bonté et allégresse…

Un NOMAD de longues dates, tu as donné une impulsion par ton savoir et tes qualités d’Être. Sans compter ton temps, tu as géré de gros chantiers, entre autres, la construction de l’école Nonpura en INDE. Ta maîtrise de la langue de Shakespeare était un plus comme le reste…

Durant 6 ans à la tête de NOMAD en tant que Président et même à la retraite, je pouvais toujours compter sur toi.

De Cœur toujours avec Nous comme tu me le disais souvent ! De Cœur toujours avec Nous Ici & Maintenant ou que tu sois.

Dans la lumière c’est certain !

Merci Maurice !!!

1986 > 2012 > 2016 des évènements marquants pour l’Association NOMAD

Janvier 1997 : Concrétisation de nos actions !

La Construction

Le centre a été construit en pleine campagne, à environ 25 kilomètres de la ville de Jaipur, et à environ 1 kilomètre du centre du village de Ramgarh. Le terrain de 4 hectares a été acheté par un membre du Club Nomades en 1989, et donné à SMK pour servir dans le cadre de leurs actions contre la lèpre.

Pour ces personnes défavorisées, Ramgarh c’est :

  • Apprendre un métier en concevant une formation spécifique à chaque malade, en fonction de l’éventail de formations offertes et des capacités de l’individu à les mettre en pratique;
  • Les rendre autonomes en les aidant à se réintégrer dans la société en leur dignité d’homme et en leur permettant de subvenir à leurs propres besoins;
  • Les soigner définitivement.

Le centre de Ramgarh doit logiquement permettre de former et soutenir la réinsertion de 750 familles pendant les 10 années à venir. Il pourra aussi servir d’exemple à suivre. Venant en complément au programme d’éradication, on peut donc s’attendre à une réelle amélioration de la dimension du problème des lépreux dans la région, dans un avenir pas si lointain.

La lèpre dans le monde

Des chiffres alarmants

  • Entre 1 et 2 millions de malades atteints de séquelles invalidantes;
  • Plus de 800 000 malades en cours de traitement;
  • 747 369 nouveaux cas de lèpres dépistés en 1998;
  • 10 % des nouveaux cas sont des enfants âgés de moins de 15 ans (OMS / Juillet 1999).

La maladie et son traitement

La lèpre sévit dans les pays pauvres où les conditions sanitaires et d’hygiène sont défectueuses. C’est Armauer HANSEN qui découvre la cause de ce fléau : en 1873, il met en évidence le Mycrobacterium leprae dans les lésions cutanées,qui se présente sous 2 formes :

- la forme tuberculoïde ou paucibacillaire (peu de bacilles) : peu contagieuse, elle se traduit par la présence de tâches cutanées, décolorées et insensibles,

- la forme lépromateuse ou multibacillaire : forme grave et généralisée de la maladie. Elle présente des tumeurs visibles, surtout au visage, un écoulement nasal très contagieux.

L’insensibilité des extrémités entraîne blessures, gangrènes et amputations. Le traitement de choix efficace est l’utilisation conjointe de 3 antibiotiques : Dapsone, Clofazimine, Rifampicine. De nouveaux antibiotiques sont à l’essai et un vaccin est à l’étude.

A la fin de la deuxième guerre mondiale, Raoul Follereau est le premier à s’intéresser au sort de ces gens rejetés de la société à cause de cette maladie qui n’est, ni héréditaire ni contagieuse si l’on respecte certaines précautions d’hygiène.

La lèpre en Inde

Actuellement on estime à plus de 500.000 le nombre de malades de la lèpre (estimation de l’Organisation Mondiale de la Santé en 1998) en Inde, qui vivent comme de véritables exclus et parias. La plupart du temps, les superstitions restant encore très tenaces, ils sont chassés de leur village et même de leur famille, et se retrouvent ainsi à mendier et peupler les bidonvilles à l’écart. Leurs enfants se trouvent ainsi pénalisés par leur état et sont en général privés de toute éducation scolaire.

Il y a entre 50 000 et 70 000 lépreux au Rajasthan notamment à proximité des agglomérations urbaines. La proportion de ceux qui ont une activité réelle est inférieure à 10 %, soit parce qu’ils sont rejetés, soit sans instruction.